Description de la maladieLa DMLA, Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age, est caractérisée par une altération plus ou moins rapide de la partie centrale de la rétine (macula), pouvant aboutir à une perte de la vision centrale, c’est à dire la vision précise nécessaire à la lecture, la reconnaissance des visages … La DMLA est actuellement la première cause de malvoyance sévère dans les pays industrialisés, chez les sujets de plus de 50 ans. C’est une maladie qui touche environ 1 300 000 personnes en France, et concerne 1/4 de la population à l’âge de 75 ans, toutes formes confondues. Elle est devenue un véritable problème de santé publique, son incidence devrait doubler dans les 20 prochaines années en raison de l’augmentation de l’espérance de vie. Les principaux facteurs de risques de la DMLA sont, en dehors de l’âge, les antécédents familiaux (X4), le tabagisme (x4) et l’obésité (X4). Elle se présente essentiellement sous 3 formes : -
les stades débutants de DMLA, caractérisés par l’apparition de dépôts sous la rétine (les drusen), à ce stade on parle de " maculopathie liée à l’âge". -
la forme atrophique dite « sèche », représentant 1/3 des cas. -
la forme exsudative dite « humide » représentant 2/3 des cas. Dans la forme exsudative c’est l’apparition de néovaisseaux sous la macula qui est responsable de la baisse de vision. 
Symptômes Les premiers symptômes de DMLA évolutive sont le plus souvent une baisse de vision rapide, la perception d’une tache centrale (scotome) ou une ondulation des lignes à la lecture (métamorphopsies) , ces symptômes doivent faire consulter rapidement un ophtalmologiste (dans les 8 jours). Examens complémentaires
Traitement de la DMLA
La forme débutante
Dans les formes débutantes et atrophiques de DMLA le traitement reste limité à la prescription d’une supplémentation vitaminique associant des antioxydants (zinc, vit C, vit E), des caroténoides (lutéine et zéaxanthine) et des oméga 3. Ce traitement permet de diminuer de 25 % le risque d’évolution vers une forme sévère de DMLA. On conseille également des mesures hygiénodiététiques, comme l’arrêt du tabac, une activité physique régulière et une alimentation équilibrée avec consommation régulière de fruits, légumes verts riches en lutéine (épinards, brocolis), de poissons gras riches en omégas 3 (saumon, thon). La DMLA exsudative
Le traitement de la DMLA exsudative consiste actuellement à injecter directement dans l’œil un médicament empêchant la croissance des néovaisseaux (les anti VEGF), ces injections sont réalisées toutes les 4 semaines (Lucentis), jusqu’à assèchement des néovaisseaux. Dans certaines formes on peut y associer un traitement par laser (photothérapie dynamique ou laser argon) ou une injection combinée de cortisone (injection intra-vitréenne de Triamcinolone). L’objectif de ce traitement est d’obtenir une stabilisation de la maladie (obtenue dans plus de 90 % des cas), dans le but de conserver le plus longtemps possible une vision efficace. Dans certains cas traités précocement la vision peut parfois s’améliorer (30 % des cas). Dans ces formes exsudatives de DMLA, on recommande également une supplémentation vitaminique associée aux mesures hygiénodiététiques décrites plus haut. On comprend donc l’importance d’un dépistage de la DMLA, il permet de surveiller de façon adaptée les sujets à risque ou présentant des formes débutantes, de traiter plus précocement et donc plus efficacement, les formes se compliquant de néovaisseaux sous rétiniens.
On peur retenir que « la DMLA est une maladie qui se soigne mais ne se guérit pas encore ». Il faut garder à l’esprit que c’est une maladie qui ne rend pas aveugle, le champ visuel périphérique reste conservé, permettant le plus souvent aux patients de garder une certaine autonomie pour les gestes de la vie quotidienne (manger, s’habiller, se déplacer…).
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